Située au centre de la Belgique, entre Namur et Gembloux, cette ancienne résidence d’été fut construite par Ernest Mélot, en 1895. Son arrrière-arrière-petit-fils, le Baron Mélot a repris, avec son épouse née Comtesse Nathalie de Gourcy-Serainchamps, cette propriété familiale. Découvrons leurs projets.

Cette interview est un extrait de l’interview  publiée dans le 4e magazine Castellissim. Vous pouvez vous abonner au magazine en cliquant ici. Abonnement annuel : 29€ (magazine seul) ou 37€  (magazine + guide pour les gestionnaires de lieux), TVA et frais de port inclus.

En 1893, Ernest Mélot, ancien ministre de l’intérieur, achète une propriété au Comte de Romrée, pour y aménager une résidence d’été. Deux ans plus tard, il entreprend la construction du château dans un style néo-gothique flamand, très prisé à l’époque, dans lequel il passera les cinq mois d’été jusqu’ à son décès en 1910.

La demeure étant une résidence d’été, le niveau de luxe et confort y est très léger. Par exemple, il n’y a que peu de commodités dont une seule salle de bain…

A cause d’une nappe phréatique très proche du niveau du sol, l’architecte a décidé de rehausser la demeure d’un étage. Par conséquence, les pièces qui devaient se trouver au sous-sol se situent donc au rez-de-chaussée.

C’est un des architectes paysagistes du Roi Léopold II qui a tracé les différentes perspectives dans le parc.

En contrebas du château, un étang a été creusé. La terre enlevée a servi à la fabrication de briques pour la construction de la maison. Il fut utilisé pour de la pisciculture jusque dans les années cinquante. Après l’avoir déboisé puis réparé, il fut remis sous eau en 2018 par Nicolas Mélot, fils cadet de Charles-Ernest, l’actuel propriétaire.

Lors de la seconde guerre mondiale, le château est habité par Marie Mélot, arrière-grande-tante du propriétaire actuel, puis il sera bombardé et ouvert à tous les vents : vitres réduites en miettes, portes déboitées et ne fermant plus. Marie est hébergée pendant cinq mois chez son aumônier. Le château est immédiatement pillé et vidé de son contenu. Des trous dans des briques sont encore visibles et évoquent les combats.

Quel est votre projet à Lonzée ?

Nous avons repris cette propriété avec la volonté de la rendre auto-financée.

Nous aimerions transmettre, plus tard, à nos enfants une propriété en bon état et qui puisse générer des revenus par elle-même. Pour y arriver, nous avons d’abord analysé de nombreuses possibilités : transformer le château en un gîte de grande capacité (vingt personnes), en plusieurs appartements, en restaurant,… Toutefois, ces idées impliquaient d’importants travaux et des transformations parfois irréversibles.

Nous avons visité le domaine de Béronsart qui loue des serres pour des événements. La présence de baies vitrées laissant entrer la lumière et la nature dans l’espace de réception nous a séduit.  Nous avons donc décidé de lancer un projet d’étude pour installer une orangerie (tente), dans le parc du château, dans le respect total du nouveau code wallon d’aménagement. Si ce projet voit le jour, les clients, privés ou professionnels, pourront louer un ou plusieurs espaces parmi le château, cette orangerie et les dix-neuf hectares de parc que nous mettons à leur disposition.

Multiplicité des espaces

Actuellement, nous louons déjà le château (dans lequel nous ne vivons pas) qui permet d’accueillir cent personnes assises (ou deux cents cinquante debout) pour des événements tels que des conférences, des réunions de familles, des dîners d’entreprise, des team-building, etc.

Dix-neuf hectares du parc, dont six hectares de prairies et bosquets, et l’étang, sont également disponibles pour des événements à l’extérieur.

Si le projet est accepté, l’orangerie, qui sera installée dans le parc, permettra d’accueillir des diners de trois cents personnes dans la pièce principale de quatre cents cinquante mètres carrés. Une terrasse de deux cents mètres carrés complètera ce nouvel espace de réception.

Par ailleurs, nos clients peuvent déjà louer notre tente stretch de deux cents mètres carrés installée dans le parc.

Cette interview est un extrait de l’interview  publiée dans le 4e magazine Castellissim. Vous pouvez vous abonner au magazine en cliquant ici. Abonnement annuel : 29€ (magazine seul) ou 37€  (magazine + guide pour les gestionnaires de lieux), TVA et frais de port inclus.

Dans l’interview complète, vous découvrirez, notamment, les différentes démarches pour la mise en place du projet d’orangerie, les objectifs du Baron et de la Baronne Mélot, la façon dont ils envisagent leur nouveau métier et de nombreuses autres photos de la propriété. A lire dans le 4e numéro de Castellissim.

Crédits Photos : Castellissim – Marie Misson, Site internet du château : Domaine de Lonzée