Sur les coteaux du Gers, cette demeure de caractère n’a jamais été vendue. Elle a accueilli des invités de prestige tels qu’Henri IV ou la reine d’Angleterre, Queen Mum, et elle vous accueille aujourd’hui pour une visite, un événement ou pour y dormir. Rencontre avec Ghislain et Mathilde de Castelbajac, actuels propriétaires de cette demeure familiale.

Cette interview est un extrait de l’interview publiée dans le 2e magazine Castellissim. Vous pouvez vous abonner au magazine en cliquant ici. Abonnement annuel : 29€ (magazine seul) ou 37€ (magazine + guide pour les gestionnaires de lieux), TVA et frais de port inclus.

Depuis quand ce château appartient-il à votre famille ? Quelle est son histoire ?

Le château de Caumont, classé Monument Historique, est emblématique du Gers et du Sud-Ouest toulousain.

Construit en 1535 sur les vestiges d’un château fort ayant appartenu à Gaston Phébus, le château est composé de deux corps, avec à l’entrée, un château médiéval qui protège le château Renaissance. Son site et sa silhouette lui ont valu les surnoms de « château de la Loire en Gascogne » et de « château de la Belle au bois dormant ». Construit en une alternance de briques et de pierres, Caumont symbolise, dans sa structure, son positionnement géographique entre la brique toulousaine et la pierre d’Auch.

Joyau Renaissance édifié par Pierre de Nogaret de La Valette, à son retour des guerres d’Italie qu’il fit avec François 1er, Caumont porte le témoignage d’un château encore défensif avec ses deux niveaux de souterrains voûtés et ses quatre fortes tours losangées. Cependant, il est déjà tourné vers la plaisance et l’apparat avec ses grandes ouvertures, son escalier à la mode florentine orné des trois ordres classiques grecs, ou sa galerie de réception au sol de mosaïques.

Caumont a vu naître Jean-Louis de Nogaret de la Valette en 1554, qui devint Duc d’Epernon par la grâce d’Henri III qu’il servit avant Henri IV et Louis XIII. Il embellit Caumont qui devint témoin de sa puissance. Henri IV vint d’ailleurs lui rendre visite à plusieurs reprises et on peut toujours visiter la chambre dans laquelle il dormit. Caumont a d’ailleurs perpétué cette tradition d’accueil de souverains en recevant la visite de la reine d’Angleterre, Queen Mum, en 1988.

Le château est toujours demeuré dans la famille depuis sa construction, soit par alliance, soit par héritage. Depuis son mariage en 1819, Armand de Castelbajac en a fait le berceau familial jusqu’à nos jours. Ses descendants se battent aujourd’hui pour conserver le château.

Vous avez décidé de changer de vie pour reprendre Caumont, comment ce changement de vie s’est-il opéré ? Avez-vous des regrets ?

Ce changement s’est opéré très rapidement, car nous ne pouvions plus, à distance, faire face à la somme de travail que représente Caumont et nous ne souhaitions pas nous en séparer.

Nous n’avons aucun regret quant à nos vies d’avant, même si les journées sont beaucoup plus épuisantes. Le stress n’est pas le même.

Qu’organisez-vous au château de Caumont?

Actuellement, nous proposons le château pour des mariages et séminaires, nous y organisons des visites et louons des gîtes. Des chambres d’hôtes au château devraient être disponibles dès le mois de juin (2019). Nous allons aussi proposer, dès le printemps, une boutique et un salon de thé. Nous réfléchissons également à une offre ludique pour les enfants.

Parallèlement, nous proposons des événements ponctuels tels que des brocantes, expositions, concerts, etc.

Quels sont vos rêves ?

Nos rêves sont de rendre Caumont auto-suffisant et de le transmettre dans le meilleur état possible.

Cette interview est un extrait de l’interview publiée dans le 2e magazine Castellissim. Vous pouvez vous abonner au magazine en cliquant ici. Abonnement annuel : 29€ (magazine seul) ou 37€ (magazine + guide pour les gestionnaires de lieux), TVA et frais de port inclus

Dans l’interview complète, vous découvrirez de nombreuses photos et, notamment, comment Ghislain et Mathilde de Castelbajac ont commencé leurs activités, comment s’organise leur vie privée dans leur maison ouverte au public, quels sont leurs défis quotidiens, à quoi ressemblent leurs journées durant la haute saison, quels sont leurs projets, etc. A lire dans le 2e numéro de Castellissim

Crédits Photos : Château de Caumont, site internet du château : Château de Caumont